Rémi Lapouble et Vincent Josse

Poubelles au D.D.


Combo d’histoires grinçantes qui pulsent à 160 bpm !


Tout se passe en ville. Tout se passe dans la crasse, les poubelles, les décharges.
Il fait chaud, le goudron est mou, ça sent fort le fioul, les bâtiments grincent de rouille. Les gens sont violents et se laissent couler dans un moule de plomb.
Les meutes de rats attaquent les chiens errants. À chacun.e son code de l’honneur, à chacun.e sa liberté, à chacun.e sa haine, à chacun.e de choisir de se battre ou non. Le soleil brille, rose et noir fluo, au dessus de la ville qui se répand et qui grouille.

Une meuf qui court pour courir. Des enfants qui jouent dans une décharge publique. Une oasis de verdure, des combattants qui se la foutent, et un jeune garçon qui nettoie des chiottes publiques.

Ce spectacle est déconseillé aux enfants de moins de douze ans car il vient susciter des images très dures et parfois assez violentes. On y trouve de fortes ruptures d’ambiance. En apparence tout se passe bien, et la seconde d’après c’est la descente aux enfers pour certains personnages auxquels on s’attache durant les récits. C’est néanmoins un spectacle qui se veut jeune. Rythmé par les kicks de la trap, les clics des gamers et la musicalité de la langue française en pleine mutation t’as vu !

De fait, il semble que, passé un certain âge, certains éléments de nos histoires ne sont plus accessibles. Cependant, le florilège d’images et le décor toujours très présent permettront aux plus âgé.e.s de passer un bon moment dans leur imaginaire, malgré un possible sentiment de vitesse et de désintérêt pour les problématiques en jeu.