Le Road-movie du Taureau bleu
Un récit déjanté et bourré d’amitié et d’amour naissant.
Dimanche 16 novembre
17h30
Tout public dès 8 ans
Durée : 1h30
Chateauneuf de Bordette

Une joyeuse bande de « bras cassés », assoiffée de liberté et de grands espaces, pique un minibus du foyer Arc-en-ciel et part sur les traces d’un mystérieux taureau bleu. Direction : La Baule.
Un road-movie, comme si vous étiez assis sur la banquette arrière de cette aventure. Un récit déjanté et bourré d’amitié et d’amour naissant, plein dodeurs de forêts et de plastique neuf, de chewing-gums fraise-ananas et de concours de baby-foot. Un road-movie à vous donner envie de piquer un minibus pour prendre la route et rouler, rouler, rouler…
Le conte du Taureau bleu
Ce conte est la part élevée de mon récit. C’est lui qui déclenche la quête vers l’Ouest et vers l’Océan… Il est l’étoile, le but et le daïmon de mes héros.
Je désirais raconter cette histoire depuis longtemps, mais elle ne trouvait jamais sa place.
Là, elle s’est imposée.
NOTE D’INTENTION :
Pourquoi écrire sur le handicap mental ?
« Tout d’abord pour l’expliquer à ma fille qui, à 8 ans, ne comprenait rien à ma tante Domino (une simple d’esprit, disait ma grand-mère). Parce que les questions politiques, sociales, médicales, linguistiques que pose ce handicap, me renvoient crûment à nos humanités. Et enfin, parce que je voulais relever le défi d’écrire une histoire sur ce thème sans être ni moqueur, ni pesant.
Sur 6 mois, j’ai passé une trentaine de jours en ESAT, MAS, foyers d’accueil. J’ai rencontré, discuté, interrogé les résidents, éducateurs, psychiatres, psychologues, directeurs, lingères, cuisinières afin d’entendre un maximum de points de vue sur ce que c’est qu’être en situation de handicap mental aujourd’hui.
C’est lors d’une promenade en mini bus avec un groupe, que me vient l’envie d’écrire un road-movie. C’est un genre cinématographique que j’affectionne, que j’ai envie de tenter à l’écrit et qui me permet de mêler facilement le désespoir et la dérision. Deux attitudes face à la vie et aux événements que je retrouve chez beaucoup de résidents. » Frédéric Naud
PORTRAIT :
Auteur, conteur
Adolescent, il s’engage dans différents mouvements d’éducation populaire et s’y forge une sensibilité artistique et politique.
En 1994 et 1995, après des études de philosophie, et alors qu’il fait son objection de conscience comme documentaliste en Nouvelle Calédonie, il est initié au conte par le conteur Canaque Saoulo Helloa. Il se passionne pour cet art ancestral qui, par des images simples, répond aux plus grands mystères.
De retour en métropole, il écrit ses premiers spectacles de conte, seul ou en duo avec Chloé Lacan, puis Jeanne Videau. En 2000, Henri Gougaud l’encourage à écrire ses propres histoires.
Dès lors, il développe un univers dans lequel l’absurde, le merveilleux, la poésie et l’humour éclairent une réalité prosaïque (fermeture d’usines, handicap mental, internement psychiatrique…). Ainsi, il interroge son village de naissance dans « La Trilogie Théopolitaine » ; les normes mentales dans « La Tri-logique » ; la bêtise et la sagesse humaines dans « Nasreddine et les aubergines »…
Pour écrire, il s’appuie sur le corpus des contes et des mythes du monde entier, sur ses souvenirs d’enfant et mène des travaux de collectage. Création après création, il questionne le rapport du conteur à la scène, avec ses collègues et ses pairs Yannick Jaulin, Abbi Patrix, Pépito Matéo, Gigi Bigot…
Parallèlement à ses créations, il forme à l’art du conteur en intervenant dans le cadre d’ateliers à La Maison du Conte de Chevilly-Larue, à la BDP Haute-Garonne, pour des associations et des festivals.
Avec Jeanne Videau, ils accompagnent plusieurs groupes de résidents de foyers d’accueil ou de patients d’hôpitaux psychiatriques dans la création de spectacles.
Par ailleurs, il écrit et illustre plusieurs ouvrages : « Victor et les Horloges », Éd. Grain de sable, Nouméa, 1994 – « Monsieur Charles a disparu », Éd. Fleurus presse, 1996 – « Ainsi soit-il ! », Éd. CMDE, Toulouse, 2013 – « Jackie » et « La Méningite des poireaux », Ed. d’Une, Paris 2018.