Le souffle des mères
Récits de vie, mythes remaniés et chants venus d’horizons lointains.
Dimanche 23 novembre
17h00
Tout public dès 12 ans
Durée : 1h10
MONTAULIEU
Salle des fêtes

Quand les mères sont à bout de souffle, elles vont prendre l’air en bord de mer au Bout du Monde. Il y a celle qui protège ou abandonne, celle qui donne la vie, celle qui n’enfante pas, celle qui nourrit ou qui dévore…
Elles accostent chez Yvonne, dans son bar-crêperie-épicerie-dépôt de pain-agence postale. Installez-vous au comptoir, écoutez. Tandis qu’une radio fantasque diffuse nouvelles et musiques des quatre coins du monde, elles partagent quelques bouts de leurs vies. Sous le regard pétillant d’Yvonne, ça tourbillonne, ça grince et ça étonne..
Hors des sentiers connus et convenus, respirez cette bouffée d’air singulière où se mêlent la tendresse et le féroce. Elle s’infiltre dans les voix de la conteuse et de la chanteuse et vous amène à pleurer parfois, à rire souvent. Il n’y a qu’à se laisser surprendre !
NOTE D’INTENTION :
A l’origine du spectacle, une mère !
Brigitte Ragot est mère de deux enfants : « Mon fils est arrivé des profondeurs de mon ventre et ma fille des hauteurs de l’Himalaya : cela a été et continue d’être une belle aventure, mais tout n’a pas été un long fleuve tranquille… Comme la plupart des femmes j’ai évidemment voulu être une « bonne mère ». Mais à travers des paroles, des colères ou des maladresses, j’ai parfois eu le sentiment d’être une « mauvaise mère ». Et j’ai réalisé que c’est le lot commun de la plupart des femmes : peur de faire du mal à ses propres enfants et culpabilité de ne pas être à la hauteur. »
Depuis son enfance une femme est prise dans le feu des injonctions liées à la maternité (sociétales, ancestrales, transgénérationnelles…) : l’image de la mère parfaite flotte au-dessus d’elle, et elle veut coller à l’idée qu’elle se fait de cette mère idéale. Mais dans cet écartèlement, elle étouffe.
Si au départ le projet était axé sur les « mauvaises mères », il s’est rapidement élargi à un spectacle partageant une parole qui permette d’accueillir sans jugement les femmes dans toute leur humanité avec leurs facettes sombres ou lumineuses
PORTRAITS : Les Virevolantes
Brigitte Ragot : la conteuse
Elle était une fois … A sa naissance, un korrigan malicieux qui trainait par-là lui insuffle le goût de l’invisible et du merveilleux…
Elle grandit et après un court séjour ennuyeux dans le monde des princesses, elle part à la rencontre des fées et des sorcières. Elle a un penchant pour ces dernières, beaucoup plus créatives et surprenantes.
Plus tard, elle chipe à un petit gars ses bottes de 7 lieues, et elle voyage sur tous les continents et au-dedans d’elle-même.
Un jour elle plonge dans le chaudron de la médecine chinoise et elle se met à soigner avec des aiguilles.
Chemins de traverse : corps et voix : Elle chante depuis toujours, sous la douche et dans des groupes vocaux (chants polyphoniques). Elle continue un travail vocal avec Carole Paulin (Roy Art théâtre)… Elle pratique les danses folk et contemporaines. Elle s’immerge dans la danse égyptienne et construit deux spectacles avec des musiciens…. Elle écrit avec deux complices un spectacle théâtral humoristique, Les 5 saisons de l’Amour, et elle s’initie au clown de théâtre… Elle co-organise des carnavals de village saugrenus ainsi qu’un festival d’un jour : les Frétillades de contes.
BREF ! Brigitte aime la joyeuse créativité partagée qui se nourrit de différentes pratiques artistiques.
Odile Leibenguth, la musicienne.
Le don des fées : Nuit de Noël, en Allemagne.
Odile a 3 mois quand, profondément endormie au coin du feu, elle est réveillée en sursaut par un tonitruant yodel : ce sont trois fées exaltées penchées au-dessus de son berceau. Bizarrement c’est à ce moment que nait sa passion : le chant.
Un lourd héritage familial : Mélomanes, les parents de la petite Odile ont à cœur de transmettre leur passion à leurs cinq enfants. Son père joue inlassablement au piano la 7ème symphonie de Beethoven. Malgré cela, à peine âgée de 6 ans, Odile veut apprendre le piano. Ses premiers pas en concert lui font découvrir le frisson de la scène… Elle grandit en chantant Joan Baez avec sa mère à la guitare et apprivoise sa voix en imitant les vocalises de Céline Dion.
Ses parents polyglottes lui donnent à manger du chinois, du russe, du latin et du papou… ce qui lui donne le goût des sonorités des langues et des cultures d’ailleurs.
En parallèle, elle se laisse guider par les rencontres musicales : elle chante avec Georges Micalef, guitariste blues-rock, Giocare et les Karmeliets (musiques du monde), Sobre Ivresse (musique celtique), Piano Noir Piano Blanc (duo éclectique avec Dominique Tavernier), NO Folk (folk-blues)… Ces expériences sont l’occasion d’enrichir sa pratique instrumentale avec notamment la sanza et le bodhran. Elle enregistre actuellement les Healing Songs, projet de compositions originales en collaboration avec Joss Naigeon et poursuit un travail vocal avec Carole Paulin (Roy Hart Théâtre). Elle compose depuis peu pour l’audiovisuel.
Et la magie opère : Un jour où elle s’ennuie, elle est approchée par une admiratrice : c’est une conteuse qui lui propose un petit contrat pas très bien payé… Ne sachant pas dire non, elle accepte de tenter l’expérience, assez sceptique quant à l’avenir de ce projet… Cette conteuse, c’est Brigitte Ragot.
Contre toute attente, cette rencontre marque le début d’une nouvelle vie. Et ce qui devait arriver arriva : par un beau matin d’été 2018, la musique devient son métier.Retrouvez OdiL sur Facebook : @odilmusik